familleC'est un lieu commun : les us et coutumes sont très différentes "chez les autres"… Mais on n'a pas le choix; vous avez fait le choix de votre compagnon, pas de se famille, cependant : quand faut y aller, faut y aller. Comment dès lors se comporter pour réussir votre séjour "chez eux"?

Les us et coutumes de la belle-famille n’ont en général rien à voir avec ceux de votre famille (on se demande d'ailleurs comment vous avez pu tomber amoureux de leur héritier). Alors, essayons de rédiger un petit guide de survie qui vous évitera de commettre le gros impair, et de mettre votre conjoint dans l'embarras.

L'arrivée : renseignez-vous sur la "culture familiale".

Les beaux-parents ont parfois une conception du temps très rigide... ou pas. Renseignez-vous auprès de leur rejeton : parfois être pile à l’heure est ressenti comme un acte grossier. Pour d'autres, l'heure d'arrivée est le premier test... et le bouquet de fleurs ne saurait ramener le sourire sur la belle-mère revèche si vous n'êtes pas sur le pas de sa porte à l'heure dite, à la minute près.

L'exhubérance n'est pas particulièrement bien vue dans certaines familles; ils ont déjà eu du mal à accepter un mec à la place de leur belle-fille rêvée, alors évitez de faire trop "nature" ou trop spontané dans un premier temps: une certaine réserve sera de rigueur le temps de... un certain temps.

Ha oui... évitez de croiser les jambes en vous asseyant face à votre "futur beau-père"... attendez le cap de la première bouteille pour vous décoincer (et encore... pas trop). Il est normal que vous soyiez réservé dans ce round d'observation.

La politesse : soyez un peu "vieux jeu"... ça plait toujours (au pire on vous plaindra, mais vous ne choquerez pas).

N'oubliez pas de remercier vos hôtes pour l'invitation : cela parait désuet mais cela rassure quant à votre bonne éducation (un dealer, c'est connu, n'a pas de bonnes manières).

Evitez le GSM qui sonne sans arrêt; vous êtes sensé consacrer du temps à votre belle-famille et mettre votre vie sociale entre parenthèses. La première rencontre sera décortiquée, analysée pendant des semaines. Ne pas prendre ce moment au sérieux serait très mal interprété.


Les cadeaux : fleurs ou pas? Bourgogne ou Cava? De l'art de ne pas trop en faire ^^

L'échange de cadeaux est un exercice très délicat quand on a affaire à une autre peuplade dont on ne cerne pas bien les coutumes. Faites attention lorsque vous offrez un cadeau : si vous en faites trop, on croira que vous vous croyez "supérieur" (snob); si vous en faites trop peu, vous serez traité de "pingre"... et votre petit copain (auquel, en tant que fils chéri, on a toujours tout pardonné dans sa famille) risque de ne pas savoir vous conseiller.

Comme vous ne pouvez pas venir au premier dîner les mains vides, faites dans le simple et/ou de saison. Optez pour les fleurs du marché ("on y est passé sur le chemin pour venir"), des bouteilles de vin associées à un souvenir de vacances avec le fils chéri, du chocolat de la pâtisserie en bas de chez vous... ceci offre en plus l'avantage de lancer le premier sujet de conversation.


Le relâchement de fin de soirée... visions d'horreur.

Vous avez fait gaffe à tout, à vos jambes croisées, à vos expressions, à vos regards... et vous vous saviez scruté par toute l'assemblée; et en début de soirée, tout change. Ils ne sont plus pareils, et vous paraissez définitvement coincé ! Le contraste est de fait souvent grand entre le comportement rigide du beau-père à votre accueil et celui plus débridé après un dîner bien arrosé.

Ne vous lâchez pas complêtement, juste un peu! Vous êtes toujours en "observation"... Soyez mesuré avec l’humour : observez-les raconter des blagues avant de tenter d'en faire vous-même, et n’allez jamais trop loin. Leur humour est fort différent de celui de vos amis "délurés".

Vous avez survécu à ce premier test? Que vous croyez... ne vous fiez pas à ce qu'en dira votre compagnon : vous ne serez jamais à l'hauteur des espérances déçues ^^

Bonne journée!