back_soonBouquiner, commander, se laisser servir, visiter, contempler, sourire béatement… dormir. J'avoue que je supporte assez bien les vacances; c'est un don, je crois.

Après quelques jours de vacances en bord d'océan, j'ai été saisi par une révélation : "Je n'aime pas la mer". Le sable, la chaleur, le sable qui colle à la sueur, le vent qui assèche ensuite formant une croute qui gratte, le soleil qui cuit ma peau de blond. En bord de mer je m'agite : sans doute est-ce un réflexe de survie de mon épiderme qui crie: "Au secours, je brûle! Fuyez, jambes!"
Par contre j'aime le farniente, la contemplation, les cocktails aux fruits et un peu de chaleur. Bref, je suis chez moi en terrasse, sous un parasol avec du spectacle à disposition. Alors, la mer je m'en accommode. Comme on fait avec bien d'autres choses dans la vie, car mieux c'est… à définir.

Je me suis également dit que je n'avais que deux bras, et pas le temps de tout faire, ni pour moi, ni pour tout le monde. Le recentrage sur soi, c'est bien, mais les vacances offrent tellement de temps libre (j'ai opté pour les vacances d'un mois) que j'ai néanmoins pris le temps de reprendre mes contacts épistolaires. Envoi de cartes, de mails ET rédaction pour mon public bloggeur. Et oui, mon comité de rédaction (composé de moi, moi, et moi aussi, mais moins, à temps partiel car il est rarement libre) s'est réuni en interne et (sous la pression de lecteurs assidus) a décidé de se retrousser les manches et d'enquiquiner le web.

Juste encore une petite anecdote avant de reprendre ma vie larvaire (et culturelle, naturellement) : Il était une fois Tonton se rendant à Porto dans le grand navion. Confortablement installé en classe touriste (mais d'une ligne régulière, hein, il ne faut pas rigoler), il se voit aborder par le seul steward de l'équipage, qui se penche avec un air complice et lui demande : "Bent u mijnheer (mon nom)?" et je lui réponds dans sa langue que oui je suis lui, enfin moi. Et le charmant homme de me proposer toutes ses boissons gratuitement. Vous pensez que j'allais demander le pourquoi du comment? Non! J'ai choisi deux boissons dont l'une alcoolisée (pour fêter ça) et j'ai pleinement vécu ce moment-cadeau. Les questions ne me sont venues que plus tard. Donc, si quelqu'un a eu la gentillesse de penser à moi perdu sur ce grand avion parmi des touristes en tongs, puants et bruyants, qu'il reçoive ici le témoignage de toute ma gratitude!

Bon, ceci dit, je me penche sur mon café du matin, et je vais contempler le lever du soleil sur l'Atlantique en pensant à mes prochains méfaits plumitifs.

Bonne journée!