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Il est des endroits où l'on aime revenir, parce qu'on s'y sent bien ou qu'on s'y est senti bien à un moment de notre vie - moment que l'on aimerait revivre (ou simplement se rappeler).

Ces moments de bonheur (ou de mélancolie)... une recherche de soi, permanente?
Dans ce monde changeant où rien ne dure plus d'une saison, où tout est transformé, rénové, en chantier, trouvera-t-on encore de ces lieux qui ont survécu, le temps qu'on y revienne ?
Le changement c'est bon ; votre boss ne peut pas vous faire pire reproche que celui d'être réfractaire au changement.
Et pour se ressourcer, il reste à essayer les « Bongo Relaxation » : vous serez massé au chocolat ou enfermé dans un caisson d'eau salée sur fond de Vivaldi.

C'est un peu à tout cela que j'ai pensé après avoir vu le film « Night train to Lisbon » (Train de nuit pour Lisbonne)... C’est l’histoire d’un professeur de latin à Berne, qui tombe sur un livre du poète et docteur portugais Amadeu de Prado et qui prend, sur un coup de tête, le train de nuit pour Lisbonne, désireux d’en apprendre plus sur l’auteur. On découvre ainsi avec lui cette ville, la vie de l’auteur de ce livre et les questions fondamentales qu’il y pose… et d'autres choses, comme l'évocation de cette période terrible que fut la dictature de Salazar, et l'ambiance particulière de Lisboa.

On a des pensées légères après un tartare de thon rouge, non ?

Allez… on retourne à la vie quotidienne. Mais j’aimerais quand même savoir, s’il est resté « vivre », à Lisbonne, le prof suisse à la vie si terne à Berne, ou s’il est retourné vers la grisaille… 

Bonne journée ^^