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"Quoi? T’es encore en vacances?"

"Hé oui… je suis fonctionnaire".

Mais si je suis à nouveau en congé c'est parce que je me suis tapé des heures de malades, que je bossais déjà quand tu dormais encore, et que c'est mon choix d'utiliser ces heures où j'ai trimé pendant que tu fainéantais à partir dans le Sud.

Certes je n'ai pas le métier le plus rude (qui y survivrait?), mais qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre sur les fonctionnaires, alors, que, sincèrement, des glandeurs j'en ai recensés partout. Et pas que à la fonction publique. Mais laissons là ce faux débat, pour aborder le vrai sujet : mon voyage!

Si j'étais réfugié afghan sans papier, sachez que j'aurais pu voyager sans montrer un seul document de Bruxelles à Porto : mon seul laisser-passer fut mon "boarding pass" pré-imprimé à la maison.
A l'aéroport je ne vis aucune hôtesse : même l'enregistrement des bagages est en self-service ("Démerde-toi, client, gueule en terre, tu n'es qu'une merde")… J'ai dû bien faire ça vu que j'ai récupéré ma valise à l'arrivée (Ok, j'avais mon acolyte pour s'en charger, mais j'aurais pu le faire tout aussi bien). Le passage de la douane? Pas de policier pour contrôler les papiers : vous scannez vous-même votre boarding pass et la barrière s'ouvre. A l'embarquement, la première hôtesse rencontrée sur mon parcours n'a fait que scanner à nouveau mon pass (imprimé en couleur, c'est plus joli, ça inspire confiance). Et à l'arrivée? Rien à déclarer!

Petite anecdote quand même : à Zaventem, une personne âgée est prise d'un malaise, affaissée sur le sol au pied des escalators. Solution à la Belge : du personnel de l'aéroport va chercher un paravent pour la dissimuler aux regards de tous (lui ménager un peu d'intimité?) le temps que les secours arrivent. Gueule à terre, client!?

Avant d'embarquer, n'oubliez pas votre bouteille d'eau et votre éventuel casse-croute : la bouteille d'eau dans l'avion vaut près de 3 euros, au distributeur de l'aéroport 2 euro 50… par contre si t'as pas de monnaie, le gentil marchant t'escroquera en te la vendant 3,30 euro… et sur ton ticket de caisse, on te demandera encore ironiquement si ça t'a fait mal (merci, Samsung, pour la publicité "Feel good" qui m'a permis de réalisé pleinement que je me fis baiser!).

Non, sincèrement, le boulot de touriste c'est éreintant : il faut tout faire soi-même, marcher sans arrêt, être sur le qui-vive… et le soir venu on est donc bien content de se prendre son petit apéritif pour fêter le fait d'avoir survécu à un voyage en avion de plus!

Bon, ok… il y a des compensations… heureusement, car sans cela personne ne se taperait le parcours du touriste-combattant dans notre cher aéroport national flamand. Nameho!

Bonne journée, les travailleurs!