caneton

Les attraits physiques, l’attraction sexuelle, exercent une influence indéniable sur la qualité et la profondeur des relations professionnelles.

Comme dans une cour d’école où les enfants / ados bien mis, sportifs et joliets sont perçus comme populaires et les enfants défavorisés socialement et/ou par la nature sont souvent moins recherchés et victimes de discriminations, le milieu du travail maintient ces discriminations : on ne murit pas, ce n'est pas étonnant.

Il ne faut pas effectuer des études très poussées pour se rendre compte que l’absence d’attrait physique ou intellectuel exposent au minimum à un manque certain d'intérêt, à l'indifférence, voire même à des traitements impolis, grossiers, quand ce n'est pas carrément cruels. Qui n'a succombé au plaisir instantané procuré par la moquerie (appelé pudiquement "le bon mot") en situation de stress professionnel "pour relâcher la pression"; quand ce n'est pas carrément un mode de fonctionnement banal et débouche sur l’exclusion du groupe?

Le vilain petit canard permet à ses collègues de se valoriser, par comparaison physique et intellectuelle.

Et oui, il est plus profitable de fréquenter les personnes considérées comme attrayantes (les beaux, riches et grande gueule) car avec elles on sera mieux considérés et traités, on bénéficiera de plus d’attention et de moins d’hostilité. Pour se faire accepter par l'équipe des "gagneurs" il suffit donc d'en adopter le physique et le style. Bon, pas facile quand on est moche ou le champion du bégaiement à la base : mais avec de tels désavantages, on a sans doute pas été sélectionné par les chasseurs de tête non plus.

Ce sont des faits avérés : tout le monde sait cela. "Sois beau et intelligent, et tu réussiras professionnellement... par contre si tu es moche et/ou con..."

Alors, pourquoi, oui, pourquoi certaines personnes ont-elles intentionnellement le comportement du vilain petit canard ? Quel plaisir peuvent éprouver les "collègues" qui se dévalorisent sciemment, et s'échinent à être mal considérés. En dehors de la récompense immédiate qu'ils trouvent dans l'acceptation de la baisse des exigences à leur encontre ("Ne confie pas ce truc à machin, il n'en est pas capable"), comment vivent-ils avec un tel manque total de considération de la part de l'ensemble de leurs collègues (sauf quelques bons samaritains qui finiront eux aussi par se décourager)?

Je ne fais pas d'amalgame : je constate simplement que certaines personnes semblent choisir le rôle du vilain petit canard, sciemment, sur le lieu du travail, en manifestant, en paroles et en actes, leur "infériorité" et poussent ainsi les autres à les rejeter.

On peut essayer de les accompagner ("coacher" comme on dit maintenant), rien n'y fait : ils refusent de se valoriser. Est-ce une tactique pour se dédouaner systématiquement? Un manque total de fierté sur le plan professionnel?

Ces vilains petits canards volontaires sont pour moi une énigme. Sans doute, suis-je trop fier pour les comprendre...

Bonne semaine?